La douzième heure
« Douzillac : la bonne heure de Yannick Arrieta »
« La douzième heure » : la table de village de Clara et Yannick Arrieta au cœur du bourg périgourdin de Douzillac. La maison, qui voisine avec l’église, accueille à l’intérieur et en terrasse, joue les QG de copains, offrant vins à emporter, rangés sagement dans leurs casiers et un menu à l’ardoise (à 18 € en tout compris) qui attire là le petit comme le grand monde de la région.
Bordelais rallié au Périgord où il venait enfant, dans la ferme de grand-mère, Yannick à travaillé dans sa ville natale chez l’étoilé Denis Franc au Pavillon des Boulevards, sept ans durant, puis à la brasserie le Régent. Il conjugue là bistronomie dans l’air du temps et gourmandise périgourdine. Le foie gras mi-cuit du Périgord à la liqueur de sureau “Erika Spirit”, avec sa marmelade de pomelos et ses amandes torréfiées et le vol-au-vent de chèvre frais de la ferme Bonnamy avec les escargots flambés à l’Anisador, plus guanciale et ail des ours, font des entrées en matière de caractère.
On y ajoute le robuste carré d’agneau – à découper soi même – en croûte d’ail noir, avec sa polenta grillée et son jus d’agneau – mais aussi d’inutiles tartare de moules à l’olive noire et kumquat -, comme le généreux et crémeux risotto d’asperges au lait d’amande mousseux avec ses asperges panées à la poudre d’amandes, plus une huile pimentée et du citron caviar, qui ont du « coffre ».
Suivent des desserts classiques de bon ton et revisités comme le soufflé au Grand Marnier avec sa marmelade d’oranges, sa crème anglaise à l’orange, sa glace de Javerzac au Grand Marnier ou encore le riz au lait avec panna cotta au caramel, lait de chèvre à la vanille de Madagascar, caramel au cognac, noix de pécan et crêpes dentelle.
Les vins et eau de vie ont l’esprit régional, comme le très fin blanc cuvée Mirabelle du château la Jaubertie et le séducteur rouge pecharmant constellations de Mickael Gaulhiac à Creysse. On achève sur la très locale vieille poire william de chez Clovis Reymond à Villamblard. Et on lève son verre à la santé gourmande de ce Périgord aux mille visages.












